Mai 2006

SEMINAIRE INTERNATIONAL SUR L’ENTRETIEN DES ROUTES RURALES: ENJEUX ET PERSPECTIVES Rabat (Maroc), 20 et 21 Avril 2006

Les routes rurales jouent un rôle fondamental dans le développement économique et social du monde rural. Elles facilitent l’accès aux services de santé et d’éducation, aux produits de première nécessité et aux équipements socio administratifs. Un grand nombre de pays en voie de développement sont appelés à investir des efforts importants pour améliorer ces réseaux afin de désenclaver les zones reculées et en particulier les zones de production agricole et augmenter la valeur des ressources naturelles locales.

L’entretien et la réhabilitation adéquats de ces routes rurales constituent une préoccupation permanente des gestionnaires de ces réseaux et nécessitent une stratégie de gestion et d’entretien, un financement approprié ainsi qu’une participation des usagers.

Face à ces enjeux, l’Association Marocaine Permanente des Congrès de la Route (AMPCR) et l’Association Nationale des Améliorations Foncières, de l’Irrigation, du Drainage et de l’Environnement (ANAFIDE) ont organisé à Rabat (Maroc) les 20 et 21 avril 2006, un séminaire international sur «L’entretien des routes rurales- enjeux et perspectives».

Ce séminaire, organisé en collaboration avec l’Association Mondiale de la Route (AIPCR) et la Commission Internationale du Génie Rural (CIGR), a constitué une opportunité pour faire un état de l’art en matière de gestion, financement et de techniques relatifs à l’entretien de routes rurales.

Il a été également un forum d’échange d’expérience entre les membres de la communié internationale et les participants à ce séminaire : les décideurs, les bailleurs de fonds, les ONG, les professionnels et les chercheurs.

La séance d’ouverture de ce séminaire a été marquée par le discours de Monsieur Le Secrétaire Général de l’Equipement qui a présidée cette séance au nom de Monsieur Karim GHELLAB,
Ministre de l’Equipement et du Transport
La séance d’ouverture a connu aussi les interventions suivantes :
Mr. HAMAOUI, Président Délégué de l’AMPCR
Mr. BEKKALI Président de l’ANAFIDE
Mr. CORTE Secrétaire Général de l’AIPCR.
Ce séminaire a connu la participation de plus de 180 personnes issues des 12 pays suivants :

Pays africains : Cameroun, Congo, Gabon, Mozambique, Sénégal, Togo, Tunisie et Maroc.
Pays Européens : Espagne, France, Royaume Uni.
Pays Asiatique : Vietnam.

Le séminaire a couvert les 4 thèmes suivants :

Thème 1 : Rôle des routes rurales et enjeux de leur entretien
Thème 2 : Techniques d’entretien des routes rurales
Thème 3 : Gestion et financement des routes rurales
Thème 4 : Aménagement intégré et routes rurales

Ce programme a été complété par une Visite technique de deux routes rurales dans la DPE de Sidi Kacem et du périmètre irrigué du Gharb.
Le séminaire a donné lieu à des débats animés et fructueux, au cours desquels chacun des participants a pu émettre des avis, réserves et critiques, demander des précisions sur la présentation.
A l’issue des travaux de cette rencontre, les recommandations suivantes ont été émises :

Thème n° 1: Rôle des routes rurales et enjeux de leur entretien:

  • Assurer une  large diffusion de la démarche adoptée au Maroc pour l’élaboration du PNRR2 accessibilité et approche participante afin d’évaluer le pourcentage réalisé de l’objectif escompté;
  • Recueillir et diffuser les outils de suivi de la performance des routes rurales disponible à travers le monde;
  • Définir une approche de désenclavement des populations rurales étendue aux foyers dispersés ou de faibles importance ;
  • Mettre en place des outils concrets qui assureront la mobilisation des contributions financières des collectifs locales pour un réel partenariat qui aidera à atteindre les objectifs escomptés en matière de pérennisation de désenclavement du monde rural ;
  • Mettre en place, une stratégie de l’entretien des routes rurales en tenant compte des spécificités des différents régions et des différents collectivités locales (capacité financière, niveau d’encadrement,…).
  • Encourager les différents partenaires à prendre en charge d’entretien des routes rurales et définir les outils de concrétisation des différents engagements ;
  • Encourager l’intéressement et le développement de PME locale pour la réalisation des travaux d’entretien de faible importance.

Thème n° 2: Techniques d’entretien des routes rurales :

  • Développer des techniques adaptées aux routes rurales tenant compte des spécificités locales (climat, trafic, matériaux);
  • Introduire de nouvelles solutions, techniquement intéressantes et économiquement avantageuses, pour l’entretien des routes rurales, telles que la stabilisation des pistes en utilisant un liant, le retraitement en place ;
  • Engager des partenariats opérationnels avec le Ministère en charge de l’Agriculture, en vue d’introduire et d’apter les machines agricoles pour la réalisation des travaux d’entretien des pistes non revêtues ;
  • Encourager les techniques d’entretien à haute intensité de Main d’œuvre (HIMO) ;
  • Promouvoir l’utilisation des matériaux locaux peu performants dans les travaux d’entretien des routes rurales ;
  • Encourager le revêtement des pistes agricoles structurantes afin de prolonger leur durée de vie et réduire le coût de leur entretien.

Thème 3: Gestion et financement des routes rurales :

Encourager le partenariat public- privé notamment dans le domaine de l’externalisation de l’entretien routier courant

  • Développer la concertation avec les usagers et favoriser la participation des bénéficiaires dans les projets d’entretien et de gestion des routes rurales ;
  • Renforcer toutes les formes de partenariat entre les acteurs de développement rural, notamment dans le domaine de la gestion, de l’entretien et du financement des routes rurales ;
  • Poursuivre le soutien financier et institutionnel des bailleurs de fonds pour un développement intégré du monde rural ;
  • Explorer et diversifier les différentes sources de financement.

Thème 4 : Aménagement intégré des routes rurales :

  • Accompagner des projets de développement agricole et rural par la réalisation des routes rurales ;
  • Développer les structures GIE (groupement d’intérêt économique) pour la maîtrise d’œuvre des aménagements intégrés ;
  • Encourager la concertation entre les différents secteurs dans la programmation des aménagements au profit du monde rural ;
  • Prendre en compte les spécificités et les contraintes de développement intégré des zones rurales défavorisées en vue de leur promotion.
REVUE «HOMMES, TERRE ET EAUX» SOMMAIRE DU N° 133 Mars – Juin 2006

SPÉCIAL : TABLE RONDE SUR LE THÈME RÉFORME INSTITUTIONNELLE DU SERVICE DE L’EAU D’IRRIGATION

– Contexte et problématique
– Allocution du Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes.
– Allocution du Président de L’AIGR.
– Note sur le projet de réforme du cadre juridique et institutionnel de la grande irrigation.
– Vision française de l’eau agricole: objectifs et gestion de l’irrigation.
– Projet de sauvegarde de la zone agrumicole d’El Guerdane : de l’approche classique a la mise en œuvre du partenariat    Public-privé.
– Forme institutionnelle du service de l’eau d’irrigation et partenariat public-privé « cas du périmètre d’El Guerdane ».
– Reforme institutionnelle de l’irrigation au Maroc et partenariat public-privé en irrigation: cas du périmètre irrigué d’El Guerdane    «nouvelles techniques d’irrigation économes en eau».
– Charte internationale sur la durabilité des services en irrigation (Expérience internationale).

ARTICLES VARIES.

– Maîtrise de l’irrigation pour une gestion durable du périmètre irrigué du Tadla
– Définition d’un réseau de suivi de la qualité des eaux souterraines dans le périmètre du N’fis (région de Marrakech)
– Intérêt de la carte d’aptitude des terres dans la lutte anti-érosive par la DRS fruitière. « Cas de l’amandier dans le cercle d’Aknoul. Maroc, Rif oriental.»
– Alternative pour un développement durable de la région du Nord-Est marocain : La mise en valeur touristique des zones    humides
– Foncier Agricole au Maroc.
– Une méthode pour mettre au point des formules d’engrais de fond. Application à la betterave sucrière dans les Doukkala

MASTERE  SPECIALISE MISEA (MANAGEMENT ET INGENIERIE DES SERVICES D’EAU ET D’ASSSAINISSEMENT)
  • Deuxième édition organisée par l’ENGEES (École Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de
    Strasbourg) et l’IAV Hassan II (Département de Génie Rural).
  • Mastère accrédité par la Conférence des Grandes Écoles d’Ingénieurs de France. Public cible: ingénieurs, gestionnaires ou étudiants de niveau Bac + 4. Durée des études: 15 mois en alternance. Frais de scolarité 8000 euros.
  • Inscriptions ouvertes jusqu’au 30 juin; Début des cours 18 septembre 2006. Pour plus de renseignements consulter le site www:iav.ac.ma ou écrire à h.bartali@iav.ac.ma
6ème EDITION DU FORUM GENIE RURAL –ENTREPRISE LE 06 /05/2006 A L’INSTITUT AGRONOMIQUE ET VETERINAIRE HASSAN II

Sous le double Patronage du Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes et du Ministère de l’Équipement et du Transport sur le Thème : « Le Développement Rural, Levier du Développement Humain, Quel Rôle du Génie Rural ».
Trois conférences ont été présentées à ce forum dans une session présidée par Mr AMRANI de la Banque Mondiale Rabat et portent sur:

  • l’INDH en milieu rural par la DAF.
  • l’AEP et l’Assainissement Rural par l’ONEP.
  • Bilan du PNRRI et objectifs du PNRR II par la DRCR.

L’ANAFID et la FAO ont participé à l’exposition par un stand présentant le projet du centre virtuel de l’eau.
A cette occasion le nouveau Bâtiment de Génie Rural a été inauguré par Mr Le Ministre de l’Agriculture; du DR et des PM.

ICID-FAO-IPTRID ET ANAFIDE : ATELIER RENFORCEMENT CAPACITES LE 14/09/2006 A KUALA LAMPUR, EN MALAYSIE

Au cours de la tenue le 14 septembre 2006 de la 57ème réunion du conseil exécutif de la CIID à Kuala Lumpur en Malaisie, un atelier sur « le suivi et évaluation des programmes de renforcement des capacités » sera organisé.
L’atelier tentera de fournir des recommandations, basées sur des expériences réussies, pour la mise en oeuvre efficace du suivi et de l’évaluation des programmes de renforcement des capacités.
Les personnes intéressées doivent fournir un résumé avant le 20 juin présentant des études de cas concrets de projets ayant une phase “suivi et évaluation” de leur composante “renforcement des capacités”.

Si le sujet est retenu par le comité de relecture (FAO-IPTRID et ANAFIDE), l’expert sera invité à fournir un texte de communication et faire une présentation lors de la tenue de l’atelier à Kuala Lumpur.
Les termes de références complets sont disponibles (en anglais) sur le site de l’IPTRID :
ftp://ftp.fao.org/agl/iptrid/Leaflet_Malaysia.pdf
Une seule communication sera retenue ; dans ce cas l’IPTRID prendra en charge tous les frais de déplacement de l’expert dont la communication sera retenue.

CONFERENCE  ELECTRONIQUE : IMPACT DE L’IRRIGATION ET DE L’INTENSIFICATION AGRICOLE SUR LA QUALITÉ DES EAUX Du 23 Mai au 23 Juin 2006

Cette conférence est organisée par l’ANAFIDE et l’IPTRID (International Programme for Technology and Research in Irrigation and Drainage). Elle est hébergée par la FAO. Mr Franck Besseat de la FAO a séjourné au Maroc du 22 au 27 Mai pour son lancement.
Pour la sensibilisation des personnes ressources à y participer, une série de tourné a été effectuée aux ORMVA, au MADRPM, et une mission est prévue pour l’Agence du Bassin de Sebou.
Cette conférence est modérée par l’ANAFIDE et la traduction est assurée par l’IPTRID. Un atelier de présentation de résultat est prévu en Juillet 2006.
La conférence devra essayer de répondre aux questionnements que pose le « challenge » : une agriculture qui produit assez pour répondre aux besoins alimentaires d’une population en hausse tout en préservant l’environnement. De manière précise, elle focalisera la question : comment garantir une agriculture performante tout en préservant les ressources en eau aussi bien pour ses besoins que pour d’autres usages.
Dans ce sens la conférence se déroulera en 3 étapes. Elle tentera dans une première étape, de cerner l’ampleur de cet impact dans le monde et d’hiérarchiser les facteurs qui sont à l’origine de la dégradation de la qualité des ressources en eau, et ce à travers des études de cas ou de travaux de recherche académique ou appliquée.
La deuxième étape focalisera les solutions et le savoir faire mis au point aussi bien pour prévenir et préserver la qualité de l’eau de toutes formes de pollution émanant de l’intensification agricole dans les zones irriguées, que pour remédier à des situations de dégradation des ressources en eau dans ces zones.
Dans cette session, l’accent sera mis sur les stratégies intégrées de prévention, les techniques et technologies mises au point et sur les études de cas, les projets et les résultats de la recherche. Des exemples et des cas de réussite évalués et documentés seront fortement appréciés.
La dernière session portera sur les aspects institutionnels et financiers du problème. Elle focalisera, les assises sur lesquelles reposent les politiques de luttes contre les mauvaises pratiques agricoles et l’usage inapproprié de l’eau d’irrigation, les dispositifs organisationnels et réglementaires et leurs limites et les sources de financement pour mettre en place aussi bien les actions de prévention que celles de restauration.
La conférence visera durant un mois de servir de forum de débats entre différents acteurs opérant dans les domaines de l’eau, de l’environnement et du développement agricole et rural, quel soient, décideurs, chercheurs, ingénieurs ou institutions (gouvernementales, ONG, bailleurs de fonds) à travers le monde.
La participation d’organisations professionnelles d’usagers des eaux agricoles, d’agriculteurs et de producteurs d’intrants est souhaitable dans la mesure où le thème objet de la conférence à toujours suscité des divergences de perceptions et d’approches selon les positions et les attentes de chacune des catégories des acteurs.

Session 1 : L’ampleur de l’impact de l’intensification agricole et de l’irrigation sur la qualité des eaux.

Cette session a pour but de cerner l’ampleur effective de la pollution des eaux de surfaces et des eaux souterraines afin, d’apprécier :
i) la disponibilité de l’information sur l’étendue de la pollution des eaux par l’intensification agricole et/ ou l’irrigation ;
ii) les tendances régionales du problème et d’hiérarchiser les facteurs qui sont à la base de la dégradation de la qualité des eaux.
Questions introductives pour cette session

  • Peut-on considérer que la pollution de l’eau par l’intensification agricole est purement un problème de pays développés (Europe, et USA) et que les pays en voie de développement ou les pays pauvres ne sont pas concernés par ce débat ?
  • Y’a-t-il des zones ou des situations irréversibles de dégradation de la qualité des eaux par une intensification incontrôlée ont été constatées? où et comment? quelle étendue?
  • Que peut-on considérer comme facteur déterminant et véritable vecteur de pollution des eaux dans un processus d’intensification agricole : les excès d’utilisation d’intrants, les techniques et méthodes d’irrigation et de drainage
    adoptées ou la combinaison des deux? y’a-t-il des études de cas où la part des choses à été appréciée ?
  • Souvent la pollution des eaux par les nitrates est citée comme le principal impact négatif de l’intensification agricole. Qu’en est-il pour le reste des éléments : phosphore, pesticides, herbicides,…
  • Y’a-t-il des systèmes de suivi et d’alerte adéquats qui peuvent être généralisés pour la préservation de la qualité de l’eau dans les zones irriguées? comment sont ils conçus? quel niveau de précision? à quel coût?
  • Y’a il des informations qui permettent d’apprécier l’ampleur du problème à travers le monde.
  • Comment la plateforme CISEAU pourrait contribuer à fournir une aide pour lutter contre ce problème?
  • Quel rôle pourrait jouer une ONG à caractère technique et scientifique telle que l’ANAFIDE ?

Session 2 : Stratégie intégrée de prévention et techniques de dépollution des eaux.

Cette session a pour but d’identifier :

  • Les technologies qui ont été utilisées pour prévenir ou atténuer la pollution des eaux par l’irrigation et l’intensification agricole, soit à l’échelle d’une exploitation agricole, d’un périmètre d’irrigation ou d’un bassin versant.
  • Les pratiques intégrées de prévention de la pollution des eaux par l’intensification agricole et l’irrigation,
  • Les axes qu’emprunte la recherche scientifique pour le développement de solutions, et les exemples prometteurs de solutions praticable à grandes échelles,
  • Les systèmes de suivi, de contrôle et d’alerte dans les zones irriguées, leurs coûts, leurs limites
  • Les projets d’irrigation qui ont pu intégrer dés leur réalisation des stratégies de préservation de la qualité des eaux et les résultats obtenus.

NB : les mesures institutionnelles et dispositifs réglementaires ne font pas l’objet de cette session

Questions introductives pour cette session

  • Existe-t-il des techniques de prévention applicables à grandes échelles qui peuvent être généralisées ? leurs coûts ? leurs limites
  • Quels préalables pour l’acceptation et l’appropriation de ces techniques par les agriculteurs et les usagers des eaux
    agricoles?
  • Y’a-t-il des systèmes de suivi et d’alertes qui intègrent l’action corrective ?
  • La sensibilisation et la formation des agriculteurs suffisent elles pour prévenir ?
  • Quelles techniques curatives sont mises au point pour restaurer la qualité de l’eau ?
  • La recherche scientifique avance t elle suffisamment pour faire face à ce problème ?

Session 3 : Aspects institutionnels et financiers du problème.

Le débat sur l’impact de l’agriculture intensive et de l’irrigation sur la qualité des eaux conduit à la question centrale ; comment
concilier développement économique et environnement ?
Comment mettre en harmonie une politique agricole et une politique d’environnement ?
A ce niveau de débat, plusieurs acteurs entrent en ligne (décideurs, agriculteurs, organisations professionnelles, écologistes….),
et les solutions techniques ne sont plus que des outils qui servent à mettre en œuvre une politique dont les contours
sont souvent jalonnées par des mesures institutionnelles et un arsenal réglementaire.
Le but de cette session est alors d’identifier :

  • Les principes directeurs qui sont à la base des différentes politiques qui visent à préserver la qualité des eaux des
    impacts négatifs d’une agriculture intensive.
  • Les mesures institutionnelles et les dispositifs réglementaires qui en découlent
  • Les moyens financiers que requière la mise en œuvre de tels instruments.
  • Les mécanismes de concertation pour élaborer et valider les politiques et les mesures,
  • Les contraintes à la mise en œuvre.